[Blabla] Victime lors d’une simulation d’attentat (2° session)

Bonjour tout le monde! Nous sommes vendredi et il est donc l’heure de mon petit article parlant de tout, de rien, variant selon mes envies …. et aujourd’hui, comme pour vendredi dernier, je vais vous parler d’une expérience que j’ai vécu aujourd’hui même. Si vous suivez mes articles (donc j’ose espérer au moins une personne! XD ) la semaine dernière j’ai participé à un plan rouge afin de jouer une victime d’un attentat terroriste. Et donc, aujourd’hui, j’ai participé à un autre exercice faisant parti cette fois ci du plan NRBC.

Pour commencer, qu’est-ce que veut dire NRBC ?
NRBC est l’acronyme pour Nucléaire, Radioactivité, Biologique et Chimique (souvent un E est ajouté à la fin pour Electrique) et parle donc des différents accidents ou des différentes attaques mettant en scène un de ces éléments.

Préparation de la journée :
Lundi dernier, lors de mon jour de repos (sachant que j’avais bossé du jeudi au dimanche, j’aurais préféré un autre jour), j’ai du retourné dans mon école afin d’assister avec les autres participants, à une réunion d’information notamment avec le chef du Samu, celui des Pompiers ….
Ce qu’il fallait retenir de cette réunion :

  • La simulation allait se passer devant une usine
  • Il était préférable de venir avec de vieux vêtements et un maillot de bain sur soi et prendre des serviettes et des habits de rechange … eh ouais, ça rigole pas
  • Le midi, repas offert (ça je vous avoue qu’en fait, j’ai dit aux filles « j’espère qu’on aura à manger » mais j’ai du le dire un peu trop fort parce que juste après le commandant de la gendarmerie nous a dit que le repas nous était offert)

Jour J : RDV à l’usine
Aujourd’hui pas de grasse matinée, le rendez vous est fixé pour 7h45 à l’usine. Une amie (la même que pour l’autre simulation) vient me chercher, étrangement on est pas vraiment fatigué (en même temps, ça faisait 3 jours que je devais me lever à 4h15 donc c’est pas un petit 6h30 qui allait me faire quelque chose). Cependant le froid, celui là, n’a pas de pitié pour nous.

On arrive tant bien que mal à l’usine (je sers encore de GPS) où on est rejoint par les autres filles de la promotion qui participent au plan NRBC avant d’être briefé sur ce qu’il va se passer. Nous allons aller dans un bus où se déroulera « l’attaque ». Une personne désignée comme malfaiteur, aura lâché un gaz qui aura eu des répercussions plus ou moins grave sur tout le monde. On nous attribue alors à chacun un papier nous disant les symptômes que l’on a. Cette fois-ci je ne fais pas partie des cas les plus graves. J’ai une sensation de brûlure au niveau de la gorge et une douleur intense aux yeux.

Nous sommes ensuite placés dans le bus où a lieu l’attaque. Nous attendons l’arrivée de deux policiers qui arrivent et nous font sortir, eux aussi rapidement touchés par l’attaque. Assis au sol, nous devons attendre les secours. Les instructeurs, assistant à la simulation, nous précise bien de jouer le jeu à fond. C’est donc sous les cris, les demandes à l’aide … que d’autres policiers arrivent. Ils sont sous des combinaisons étanches dites combinaisons NRBC. Ils essayent de nous maintenir à distance et nous donner des conseils comme « ne pas se toucher » « ne pas se frotter les yeux » … mais dur dur lorsque certaines personnes se jettent presque sur eux pour leur demander de l’aide. Finalement, les pompiers en combinaisons arrivent. Ils vérifient que nous ne sommes pas des cas graves, que nous pouvons marcher et direction les tentes de décontamination. Et c’est à partir de là que tout devient assez … sportifs.

Première étape : La fouille
Chacun l’un derrière l’autre, nous ne pouvons plus bouger. Les mains en l’air et pas le droit de parler, nous passons chacun notre tour à la fouille au corps. Le malfaiteur est alors attrapé, presque plaqué au sol et menotté. Nous, nous continuons à être fouillé chacune notre tour.

Seconde étape : La stabilisation
Chacun notre tour, dans un petit carré, nous sommes aspergés de poudre de Terre de Foulon qui a comme particularité d’absorber la substance nocive afin d’éviter qu’elle pénètre l’organisme ou contamine une autre personne. Nous sommes donc vaporisés d’une grande quantité de poudre de la tête aux pieds (sauf moi. Ils m’ont épargné la tête à cause des lentilles de contact) puis affublé d’un masque jaune fluo loin de nous mettre à notre avantage, ça c’est sûr.

Troisième étape : Contrôle de la contamination
Une personne nous passe au détecteur, voir où nous nous situons dans la contamination. Je dois avouer que l’homme a qui j’ai eu à faire était vraiment très gentil, m’expliquant directement ce qu’il faisait, me demandant si j’allais bien puis en riant où j’allais avec ce bus. Bon moi, bien sur, j’ai seulement réussi à lui dire que je savais pas où j’allais, que j’avais juste suivi des gens comme ça …. crédibilité zéro!

Quatrième étape : Là où on commence à avoir vraiment froid
Après être passé à la détection, nous voilà …. au déshabillage. D’où l’intérêt du maillot de bain. Un homme me tend donc une tenue jetable que je dois enfiler après m’être déshabillé et avoir mis mes affaires dans un sac poubelle. Bon bien sur, il n’y avait forcément plus de sac poubelle quand ce fut mon tour, du coup l’homme a gentiment pris mes affaires pour les poser à côté de lui le temps que je me change. Et je dois même vous dire que ce mec, si j’avais pu, je lui aurais fait un câlin! Genre, c’est l’une des premières fois que quelqu’un, surtout que je ne connais pas, est aussi attentionné envers moi. Il me conseille de me changer assez vite pour ne pas attraper froid, puis sort une couverture d’urgence (vous savez, celle dorée d’un côté, argentée de l’autre) qu’il me met bien sur le dos en me la serrant un peu autour du cou en me disant de bien la tenir. Sauf que voilà, je dois remettre mes chaussures, je lâche donc rapidement la couverture et me penche pour les remettre et voyant la couverture glisser peu à peu, il la rattrape et la tien jusqu’à ce que je tenir, en me disant de faire attention au froid et que maintenant je peux aller à la prochaine étape. Et là où je me suis sentie privilégiée c’est quand une amie m’a dit ne pas avoir eu le droit à la couverture chauffante et une autre me disant que le mec avait au départ oublié de lui donner les vêtements de rechange. Il a du avoir pitié de moi! XD

Cinquième étape : La douche!
Alors là où nous avons eu de la chance, c’est que l’eau n’avait pas été actionné pour les douches, notamment à cause du froid environnant. Mais nous avons quand même du, chacun notre tour, nous déshabiller (vive le maillot de bain) pour passer dans un premier sas où de l’eau savonneuse tombent des pommeaux de douche. Temps que la lumière rouge est présente, il faut frotter. Bon, nous n’avions pas d’eau mais personnellement je me suis quand même frottée le corps ne serait-ce que pour me réchauffer (bah oui, j’avais plus la couverture d’urgence!). Nous devons ensuite passer dans un second sas fonctionnant sur le même principe mais où nous devons nous rincer cette fois ci.
Une fois terminée, nous subissons un nouveau contrôle et avons une nouvelle tenue jetable.

Fin de la simulation pour notre part. Nous nous rhabillons, parlons de ce qu’il est arrivé et puis ruban autour du bras, nous passons à la visite guidée du site. Nous nous dirigeons d’abord vers le camp des pompiers, militaires, policiers … où chacun passe à l’habillement et la décontamination avec les combinaisons. Nous observons rapidement avant d’être embarqué jusqu’au pôle de commandement des actions. Un énorme camion s’y trouve. Le PC de « secours », destiné à prendre le relais lorsqu’un des deux pôles de commandement fixes, se situant à Paris, est inutilisable à cause de par exemple une inondation … (ce qui est réellement arrivé il y a plusieurs années et a donc amené à la construction de ce PC mobile ayant coûté 1.5 millions d’euros).

Autant vous dire que ce PC est énorme, composé de plusieurs cellules où se réunissent chef des pompiers, chef des forces de l’ordre, cartographe, préfet, … afin de prendre les grandes décisions, suivre les actions en temps réel, faire les communiquer de presse (je vais pas m’attarder dessus, ce serait trop long) … et est unique en France. Autant dire que de monter dedans, le visiter et même juste le voir est assez exceptionnel.

Après ça nous avons été ramené en voiture jusqu’à notre point de départ (enfin, à l’origine aucune voiture ne pouvait nous prendre vu qu’il n’y avait plus de place. Nous, les sans chauffeurs, sommes donc parties à pied jusqu’à ce que la voiture d’un policier s’arrête à côté de nous et dans laquelle nous nous sommes ruées. De retour dans les voitures, nous sommes allés manger au self de la base, avec les forces de l’ordre et des pompiers, avant de rentrer chez nous (enfin, lorsqu’on arrive à trouver comment sortir de là)

Voilà pour cette journée au plan NRBC. Il fut vraiment très intéressant à faire, faisant vraiment prendre conscience qu’une attaque biologique peut faire autant voire plus de dégâts qu’une attaque à la bombe ou l’arme à feu et qu’il faut un dispositif énorme afin de limiter les conséquences. Si vous avez des questions posez les, si vous avez vous aussi vécu quelque chose comme ça, n’hésitez pas à le raconter. En attendant, je vous laisse avec une petite liste des choses à faire et ne pas faire en cas d’attaque NRBC et vous souhaite de belles inspirations, de jolies lectures et une bonne journée. Et à dimanche pour un nouvel article.

Conduite à tenir en cas d’attaque NRBC :

  • Règle la plus importante et à savoir absolument. Si vous êtes victime d’une attaque NRBC vous ne devez en aucun cas aller à l’hôpital! Le faire pourrait provoquer plus de dégâts car en allant à l’hôpital, vous contamineriez tous le personnel et les patients de celui-ci, or, ce n’est pas le but recherché. Vous devez donc appeler le centre 15 et expliquez leur ce qu’il vient de se passer afin que tout puisse être mis en place rapidement.
  • Ne rien toucher que ce soit objet environnant, personnes autour de vous ou vous même. Ne vous frottez pas les yeux, évitez de vous frotter/gratter aux endroits couvert jusqu’à présent car la plupart du temps, le produit utilisé lors de l’attaque ne traverse pas les vêtements. Les parties de vos corps couvertes ne sont donc pas exposées au produit.
  • Ne pas paniquer et essayer d’expliquer aux autres ce qu’ils doivent faire, c’est à dire rien sauf attendre les secours. Plus vous serez calme, plus vite vous serez pris en charge lorsque les secours arriveront, d’autant plus qu’un brouhaha vous empêcherez d’entendre les consignes que vous donneront les secours.
  • Pour finir : écoutez les secours. Lors de ce style d’attaque, plus de place à l’esprit de rébellion, à la pudeur … écouter les ordres et se changer à la vue de tous, c’est ce qui vous sauvera la vie après l’attaque (et contrairement à la simulation, vous n’aurez pas de maillot de bain sur vous.)
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2 réflexions sur “[Blabla] Victime lors d’une simulation d’attentat (2° session)

  1. Pas de pompier mignon cette fois ci ? XD
    C’était super intéressant et informatif aussi, en espérant que ça ne nous arrive pas de sitôt !
    Sinon ce gentil monsieur sympathique à bien pris soin de toi, le câlin aurait été de rigueur c’est vrai xD

    Aimé par 1 personne

    • Le problème c’est que sous les combinaisons, pas moyen de voir leurs têtes tellement le truc est imposant! XD

      Ouais, c’est vraiment des choses à savoir (d’ailleurs je pense rajouter un truc à l’article sur les conduites à tenir en cas d’attaque biologique)

      Mais ouiii! Il était vraiment trop adorable! XD

      J'aime

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