[One Shot] A trip to Christmas (Noël 2017)

Ce One Shot a été écrit dans le cadre d’un recueil de nouvelles sur le thème de Noël/Nouvel An disponible sur Wattpad -> We wish you …

Et désolée pour ne pas avoir posté la suite du calendrier de l’Avent. J’ai eu un empêchement dans l’écriture m’ayant énormément retardé.


 

Pour la troisième fois depuis qu’il avait repris la route ce matin, Ashton déballa une sucette qu’il enfourna dans sa bouche tout en s’énervant sur le poste radio qui s’évertuait à ne diffuser que des chants de Noël. Alors oui, décembre était déjà bien entamé et il était donc logique que le temps soit à la fête. Excepté lorsqu’on n’aimait pas Noël. Et Ashton, lui, n’aimait pas Noël.

Il n’y avait pas de raison précise à cela. Il n’y avait jamais eu d’évènements particuliers et peut-être que le problème était là. Ashton n’avait jamais fêté Noël. Ses parents lui avaient très tôt révélé la vérité sur le Père Noël et il avait alors pu choisir ses cadeaux lui-même. Après cela, il jouait avec le jour même de leurs achats et non le matin de Noël.

Éteignant finalement la radio, Ashton se contenta de conduire dans le silence. De toute façon, il devait faire sa pause obligatoire. Non pas qu’il était du genre à respecter scrupuleusement les lois, mais si ainsi il pouvait arriver le plus tard possible au garage, il n’allait pas cracher dessus. Autant il aimait être sur la route dans son camion, autant revenir au garage, pour chercher la marchandise, l’horripilait.

Quelques minutes plus tard, Ashton avait délaissé sa sucette pour un café qui ne put que lui faire du bien. Il décida de se dégourdir un peu les jambes avant de reprendre la route quand il entendit des cris à l’orée de la forêt qui bordait l’aire d’autoroute.

– Tornade ? Où es-tu ? Reviens, on doit rentrer !

Curieux, Ashton s’approcha des cris. Un homme devait avoir perdu son chien et refusait de partir sans lui. Et lorsqu’il vit l’homme en question, il se demanda si le chien n’avait pas eu raison de s’enfuir. Face à lui, à une bonne vingtaine de mètres de là, se tenait un homme. Il paraissait très grand, plus que lui en tout cas, et plutôt viril. Enfin. S’il se fiait à ce qu’il voyait, Ashton aurait dit que l’homme face à lui aurait très bien pu tourner pour une publicité pour parfum ou apparaître dans un calendrier érotique, à l’exception que l’homme en question était actuellement habillé tout de vert, un bonnet pointu de la même couleur sur la tête, et courait, ou plutôt sautillait, dans tous les sens, en criant le nom de son possible chien.

Ne souhaitant pas trop faire affaire avec un énergumène de ce genre, Ashton commença à faire demi-tour quand il se fit interpeler par l’homme.

– Monsieur ! cria-t-il en courant à sa rencontre. Bonjour, je cherche mon renne. L’avez-vous vu ?

Effectivement. L’homme se trouva être un peu plus grand que lui et beaucoup plus large aussi. Ses yeux étaient d’un vert pâle, à la limite de l’irréel, et ses cheveux bruns tombaient devant ses yeux. Dans une autre situation, Ashton se serait bien permis de flirter un moment, mais l’air benêt et illuminé de l’homme l’en dissuadait totalement. Et lorsqu’il se rendit compte de ce qu’il venait d’entendre, il ne faisait plus aucun doute. Cet homme était totalement fou.

– Un renne ? demanda Ashton, ahuri.

– Oui ! Il s’appelle Tornade et il s’est enfui lors de l’accident.

Totalement cinglé, pensa Ashton. Il devait s’être échappé d’un hôpital psychiatrique, c’était la seule solution qu’il voyait. A moins que cela ne soit une caméra cachée et qu’il se faisait avoir en beauté. Il vit le jeune homme l’observer avec un petit sourire avant de laisser échapper un petit rire.

– Vous ne devez pas comprendre ce que je dis ! Vous devez même vous dire « un accident ? Mais de quoi me parle-t-il ? ». En réalité, je pense que vous aurez du mal à me croire. Mais je peux toujours essayer, n’est-ce pas ?

Sans se départir de son immense sourire, qui était toujours aussi niais et agaçait légèrement Ashton, l’homme l’attrapa par le bras et l’emmena jusqu’à la station pour « boire un délicieux chocolat chaud avec plein de mousse pour accompagner son explication ». Mais lorsqu’Ashton remarqua les regards moqueurs que lançaient les autres routiers sur la chose verte ambulante qui l’accompagnait, il se sentit agacé. Lui aussi le trouver bizarre, mais au moins il avait la politesse de ne pas le montrer ouvertement.

– Euh … je suis désolé, commença la dite chose verte en s’approchant de lui. Je comptais nous prendre un chocolat, mais j’ai oublié ma sacoche humaine dans le traineau que nous avions emprunté.

En une seule phrase, l’homme avait déclenché une multitude de questions dans l’esprit d’Ashton ainsi qu’un agacement certain. Il souffla de dépit avant de l’obliger à se pousser. Il inséra une pièce dans la machine à café et deux minutes plus tard, alors qu’il prenait le deuxième café de sa pause et offrait, contre son gré, un chocolat à la chose verte, il l’attrapa par le bras et l’obligea à le suivre.

Il l’emmena derrière son camion, là où peu de gens ne les verraient ensemble _ inutile d’attiser la curiosité des autres _ et s’installa sur une des barrières de sécurité.

– Je suis désolé pour le chocolat, s’excusa l’homme en vert. J’avais oublié que j’étais démuni de tout objet humain. De tout objet tout court en réalité.

– Je pense qu’il est temps de passer aux explications non ?

– Mais oui ! Bien sûr ! Que suis-je bête, vous ne devez pas comprendre grand-chose, répondit l’autre avec un petit rire. Alors, cela risque d’être compliqué à croire et cela doit rester secret. Je m’appelle Flèche, je suis un lutin du Père Noël. J’étais en mission avec d’autres lutins, Luciole et Furtif, quand le traineau a été touché par un mal mystérieux.

– Un … mal mystérieux ?

Décidément, Ashton ne comprenait pas grand-chose à son histoire.

– Oui, Furtif, qui dirigeait le traineau, a perdu le contrôle des rennes et nous nous sommes écrasés ici. Malheureusement, je ne retrouve absolument personne. Peut-être ont-ils pu redécollés. Nous devons absolument mener à bien notre mission avant Noël !

Flèche fit une pause pendant laquelle il souffla de désespoir en faisant la moue avant de retrouver un énorme sourire et sautiller sur place.

– Vous voulez que je vous parle de notre mission ? C’est totalement et absolument top secret mais tellement passionnant ! Seulement trois lutins sont sélectionnés chaque année pour utiliser le traineau du Père Noël et faire le tour du monde pour aller voir les enfants indéterminés !

– Indéterminé ?

Malgré le côté absurde du discours du soi-disant lutin, Ashton ne pouvait s’empêcher de vouloir plus d’explications. Cette histoire était totalement dingue et le pire dans tout cela était que Flèche semblait en être convaincu à voir la fierté qui couvrait son visage alors qu’il expliqua ce qu’étaient les enfants indéterminés.

– Vous devez connaître la légende de la liste des enfants sages et des enfants méchants. Tout le monde la connaît ! En réalité, le Père Noël a un livre magique qui inscrit automatiquement les enfants qui ont été sages d’un côté et ceux qui ne l’ont pas été de l’autre. Mais chaque année, il arrive que certains enfants arrivent dans la catégorie indéterminée ! Ni sage, ni vilain. Alors une équipe de lutins est envoyée sur place pour observer ces enfants et pouvoir les mettre dans une des deux catégories. Cette année, il y avait 12 enfants indéterminés et seulement 3 d’entre eux ont été déclaré comme étant sage. Dîtes-vous que l’un des enfants restants s’amusait à saccager le jardin de ses voisins quand nous sommes arrivés. Je ne comprends même pas comment le livre a pu le considérer comme indéterminé !

Les paroles du jeune homme étaient toujours aussi étranges, mais face à l’air interloqué de celui-ci, Ashton eut bien du mal à rester de marbre. Il respira un bon coup, tentant de reprendre contenance. Malheureusement pour lui, l’autre homme le remarque et sa mine se renfrogna.

– Vous ne me croyez pas c’est ça ?

– Avouez quand même que cette histoire semble assez … rocambolesque voire même improbable ! Je n’aime pas Noël. Noël non plus ne semble d’ailleurs pas m’aimer vu que je ne l’ai jamais fêté et pourtant, j’ai toujours été gâté à cette période de l’année. La preuve que le Père Noël n’existe pas ou dans tous les cas, n’a aucune emprise sur la vie des gens !

– V-vous … comment osez-vous dire ça ?! Ne pas aimer Noël est déjà un crime ! Mais dénigrer le travail du Père Noël est pire que tout!

– Très bien, alors s’il existe, montrez-moi en la preuve, le défia Ashton.

– D’accord. Marché conclu ! Allons voir le Père Noël chez lui ! Conduisez moi jusqu’à sa maison et je ferai tout pour que vous le rencontriez !

Ashton sursauta. Il n’était pas sérieux lorsqu’il avait défié ce soi-disant lutin, cependant lui semblait on ne pouvait plus sérieux. Et puis, l’emmener jusqu’où ? Jusqu’au Pôle Nord ? Avec son camion ? En plus du Père Noël, ce mec avait sûrement vu la vierge !

– Allons jusqu’à la Noël Corporation, à Ottawa ! C’est une entreprise couverture qui cache en réalité une passerelle jusqu’au Pôle Nord et jusqu’en Laponie. Il en existe un peu partout dans le monde entier pour pouvoir revenir à la maison à n’importe quel moment. C’est une idée du Père Noël. Intelligent non ? Surtout quand il y a des problèmes comme maintenant.

Ottawa ? C’était bien à cinq jours de route d’ici. Ce n’était absolument pas la porte à côté. Et avec la neige qui s’était bien installée, les routes étaient peu praticables si elles n’étaient pas dégagées. Il se tourna alors vers l’autre homme.

– Mais comment comptiez-vous vous rendre jusque là-bas ? l’interrogea-t-il.

– Je voulais retrouver Tornade et voler jusqu’à la Noël Corp. Mais je pense qu’il a pu partir avec Furtif et Luciole. Ils doivent être au portail à m’attendre et à s’inquiéter … Mais heureusement que je vous ai rencontré ! On va pouvoir y aller ensemble désormais dans cet énorme camion qui a l’air tellement bien ! Ça va être génial !

A ce moment-là, Ashton aurait pu répondre n’importe quoi. En temps normal, il aurait pesté contre l’autre homme pour se permettre de prendre des décisions à sa place. Il l’aurait remis à sa place, pestant contre l’absurdité de ses paroles. Le Père Noël, créant de fausses entreprises pour y installer des portails vers le Pôle Nord et la Laponie ? C’était totalement inconcevable. C’était même plutôt aberrant venant d’une personne comme lui.

Et pourtant.

– Ok. Nous partons après le déjeuner.

Flèche cria de joie avant de bien se réinstaller pour terminer son chocolat chaud. Pendant ce temps, Ashton laissa pendre sa tête en arrière. Il avait dit cela sur un coup de tête. L’espace de quelques secondes, il avait pensé à son boss, son boulot et il n’avait tout simplement pas envie d’y retourner pour le moment. Quelques jours de vacances lui feraient du bien, même si pour cela, il devait supporter l’autre homme. Puis Ottawa devait être une belle ville. C’était l’occasion de faire un peu de tourisme !

Deux heures plus tard, Ashton était à nouveau sur la route avec son nouveau compagnon de route. Pour le moment, tout allait bien. Les routes étaient dégagées et Flèche était calme. Il semblait observer tout ce qui se trouvait autour de lui, accordant même de l’importance à des choses pourtant insignifiantes, ou tout du moins, aux yeux du routier.

Flèche bougeait énormément sur son siège. Il se tortillait toutes les deux secondes ce qui agaça fortement Ashton qui avait l’impression de faire la route en compagnie d’un enfant de six ans.

– Il y a un problème ?

– Bah en fait …

– Tant que vous ne me demandez pas quand est-ce qu’on arrive.

– Le chocolat que j’ai bu tout à l’heure me donne très envie de faire pipi.

Ashton soupira avant de stopper le véhicule à la première aire de repos qu’il croisa. A peine eut-il éteint le contact que l’autre homme se précipita en direction des toilettes. Cela faisait quasiment deux heures qu’ils roulaient et ils en étaient déjà à leur première pause. A ce rythme, ils n’étaient pas prêts d’arriver à Ottawa cette semaine. Pourtant, il ne put s’empêcher de sourire légèrement. Ce voyage ne s’annonçait pas de tout repos et cela lui allait pour le moment.

Le soir venu, les deux jeunes gens s’arrêtèrent à nouveau sur une aire d’autoroute. Ashton n’avait pas pour habitude de dormir dans des motels lorsque la nuit tombait, il espérait donc que Flèche saurait s’en contenter. De toute façon, il ne lui laissait pas vraiment le choix. Il allait déjà lui laisser sa couchette, il n’aurait donc aucune raison de faire le difficile. Il sortit deux petites couvertures et lança l’une des deux à l’autre homme qui ne la vit pas arriver. La tête recouvert par le tissu qui s’était déplié, Ashton le vit se débattre quelques secondes pour revenir à l’air libre. Pire qu’un enfant. Levant les yeux au ciel, le routier décida enfin de lui venir en aide en tirant la couverture d’un côté.

Lorsqu’il vit la tête de Flèche réapparaître, les cheveux s’élevant dans les airs à cause de l’électricité statique, et un air surpris sur le visage, il éclata de rire. La candeur de l’homme était beaucoup trop touchante, même pour quelqu’un comme lui qui avait l’habitude de rester de marbre face au commun des mortels. Mais après tout, Flèche n’était pas un simple mortel, n’est-ce pas ?

La nuit passa calmement, rythmée par les ronflements des deux hommes. L’un sur la couchette du camion, l’autre resté sur son siège qui avait été baissé pour la nuit. Rien ne vint troubler leur repos. Et heureusement, car leur voyage ne faisait que commencer.

Il leur fallut au final six jours pour atteindre la ville d’Ottawa et pourtant, il semblait aux deux hommes qu’ils roulaient ensemble depuis des mois. Plus que quelques minutes avant que ce voyage ne s’achève. La fin arrivait beaucoup trop vite. Ashton était presque tenté de faire un énorme détour avant d’arriver devant l’immeuble de la Noël Corp. Un détour de quelques mois minimum afin de revivre ce qu’il avait découvert pendant ce voyage.

 

Flash-back : Deuxième jour

 

Ils avaient repris la route assez tôt, voire même trop tôt si on en jugeait les yeux de Flèche. Mais Ashton n’avait pas vraiment voulu perdre de temps. Alors à sept heures tapantes, il avait réveillé le lutin pour lui dire de se préparer. Il profita de ce moment pour aller acheter quelque chose pour remplir leurs estomacs. Par chance, la station disposait d’une petite boulangerie. Lui qui raffolait de sucre, il ne se priva pas.

Lorsqu’il revint au camion, Flèche ne s’y trouvait plus. Il déposa ses achats et commença à le chercher sans pour autant oser crier son nom. Être pris pour un fou n’était pas vraiment ce qu’il recherchait dans la vie.

Il s’apprêta à faire le tour du camion quand il tomba nez à nez avec la personne qu’il cherchait. Il ouvrit la bouche, bien décidé à lui faire une remarque qui ne sortit pourtant jamais. Flèche s’était changé. Il avait surement fouillé dans ses affaires parce qu’il ne portait plus sa tenue verte et son bonnet ridicule. A la place, il avait opté pour un jeans foncé et une chemise bleu claire, rentrée dans le pantalon, qui lui collaient, tous les deux, très près du corps, étant plus grand et musclé qu’Ashton. Le seul bémol se trouvait au niveau des chaussures en trompette que le lutin avait gardé au pied. Mais le routier n’en avait rien à faire. Devant lui se trouvait une créature bien plus sexy que tout ce qu’il avait pu voir jusqu’à présent.

– Ashton ! Je vous ai pris des affaires pour passer inaperçu ! J’espère que ça ne vous dérange pas ! Vous en pensez quoi ?

Ne trouvant pas les mots, ou plutôt ne trouvant pas de réponse adéquate sur le moment, Ashton ne put que se retourner et se diriger vers la porte conducteur du camion. « Trop canon », « Impossible de passer inaperçu avec un cul pareil », « tu peux « prendre » ce que tu veux dans ce camion ». Non, il ne pouvait décidément pas lui répondre pour le moment. Il fallait qu’il ne calme. Mais cela se révéla bien compliqué lorsque Flèche s’approcha de lui, un air contrit sur le visage.

– Je suis désolé. Je ne pensais pas que ça vous dérangerez. Je vais les enlever et remettre mes affaires. Je suis vraiment désolé.

En parlant, il commença à déboutonner sa chemise sous les yeux ébahis d’Ashton.

– Qu-quoi ?! Non, mais … arrête ça ! C’est bon, tu peux les garder ! Ca … te va bien !

– Super! s’exclama Flèche en se rhabillant. En plus on se tutoie maintenant ? Ça veut dire qu’on devient amis ! Et tu as acheté à manger ? Cette journée commence déjà comme un rêve !

Ashton souffla un bon coup. Cette journée s’annonçait bien compliquée. Il allait devoir se retenir de mâter Flèche qui le considérait désormais comme un ami. Un rêve ? Il espérait surtout que cela ne tournerait pas au cauchemar.

 

Troisième jour

 

Le lendemain, Flèche avait à nouveau emprunté des vêtements appartenant à Ashton et bien qu’il ait opté cette fois ci pour un pull assez large, même pour lui, le routier ne pouvait s’empêcher de le détailler à chaque fois que son regard se posait sur lui. Se concentrer sur la route se révéla être plus dur que prévu. Cependant, la journée se déroula malgré tout dans la bonne humeur.

Flèche était un jeune homme plein d’énergie, de joie et pétillant. Il avait tellement d’anecdotes sur le Père Noël et les personnes l’accompagnant que, certaines fois, Ashton se demandait réellement si tout ceci n’était pas réels. En tout cas, cela apportait un souffle de renouveau pour le jeune homme qui commençait à se rendre compte que jusqu’ici, bien qu’il aimait rouler pour s’isoler, avoir un peu de compagnie, et encore plus lorsqu’il s’agissait d’un homme canon qui respirait la bonheur de vivre, était ce qui lui avait beaucoup manqué.

Cependant, même si la journée s’était passée sans encombre, la nuit tombant, les problèmes finirent par arriver en se présentant sous la forme d’un lutin en sous vêtement très peu désireux de dormir seul sur une aire de repos « qui ressemblerait plus à la maison du Père Fouettard qu’à un endroit pour un lutin comme lui ». Cela faisait maintenant un bon quart d’heure, que Flèche, vêtu en tout et pour tout d’un boxer beaucoup trop moulant, vous dirait Ashton, tentait de convaincre le conducteur de dormir avec lui dans la couchette afin qu’il se sente en sécurité.

Ashton essayait de trouver toutes les excuses possibles pour ne pas accéder à la demande de Flèche, mais face à un lutin déterminé dardant sur lui un regard plein d’innocence et d’espoir non feints, il ne put refuser plus longtemps.

Ce fut ainsi qu’il se retrouva en plein milieu de la nuit, parfaitement réveillé, avec un Flèche qui dormait profondément collé contre son bras. Il tentait de respirer calmement et de ne pas faire de gestes brusques afin de ne pas réveiller l’endormi. Il osa cependant tourner légèrement sa tête vers le lutin et se sentit rougir en découvrant son visage aussi près du sien, leurs souffles pouvant se mélanger l’un dans l’autre. Il regarda à nouveau le plafond. Les battements de son cœur avaient considérément accéléré.

Soudain, Flèche se mit assis, les yeux légèrement ouverts. Il marmonnait des paroles incompréhensibles pour Ashton qui se redressa à son tour. Il alla lui demander si quelque chose n’allait pas lorsque l’autre homme se tourna vers lui. Il le fixa un court moment, une expression totalement neutre sur le visage, avant de sourire tout doucement et de l’enlacer.

Surpris, Ashton se laissa faire. Les bras levés, il ne savait pas comment réagir. Ainsi, lorsqu’il se sentit pousser en arrière, il n’émit aucune opposition. Son corps se raidit, ne sachant pas comment réagir. Que lui voulait-il ? Pourquoi le prendre dans ses bras ? Et pourquoi l’obliger à s’allonger ? Il ouvrit la bouche, bien décidé à savoir le pourquoi du comment quand un ronflement lui amena la réponse qu’il voulait.

Le lutin était somnambule. Et avait une sacré poigne si Ashton en jugeait son incapacité à se libérer de la poigne du premier. Il se retrouva alors avec la tête de l’homme sur son épaule, ses bras l’entourant fermement et une de ses jambes ayant trouvé une place sur les siennes.

Maintenant, c’était sûr, il y avait peu de chance pour qu’il s’endorme.

 

Quatrième jour

 

Lorsqu’il avait ouvert les yeux ce matin, Ashton en était arrivé à prier pour que cette journée se passe sans encombre. Cette nuit, rester aussi près du lutin avait été une torture. Ce dernier ne s’était pas réveillé une seule fois, se contentant de se réinstaller dans la couchette, mais toujours en se collant de plus en plus contre Ashton. Ce dernier avait réussi à dormir, mais bien trop peu. Et maintenant qu’il était réveillé, il n’osait même plus bougé. Il y a trois heures environ, il avait enfin réussi à s’endormir et il semblerait que ces dernières heures n’aient pas été de tout repos au vu de la position dans laquelle il se trouvait désormais.

 

Allongé sur le ventre, il s’était au départ dit que sa couchette n’avait jamais été aussi confortable, jusqu’à ce qu’il découvre bien sûr que la couchette en question était Flèche qui dormait encore profondément et sur lequel il était à moitié allongé. Il avait alors tenté de se redresser pour partir mais les bras du beau aux bois dormants le maintenaient avec force contre lui. Il se retrouva donc contraint de rester dans cette position jusqu’à ce que l’autre homme ne se réveille.

Oh oui, il pouvait tenter de le réveiller, mais il était bien trop gêné pour bouger ne serait-ce que le petit doigt. Alors se retrouver confronter aux yeux verts du lutin qui reflèteraient sûrement son âme d’enfant alors que lui peinait à retenir des pensées totalement déplacées. Il se sentirait mal s’il osait troubler son sommeil.

Il dut finalement attendre une bonne demi-heure avant de sentir son matelas humain bouger, signe qu’il commençait à émerger du doux monde de Morphée. Inquiet de sa réaction, Ashton fut tenté de faire croire qu’il dormait. Cependant, quand il sentit les bras de Flèche se resserrer autour de lui tout en riant en silence _ enfin, c’était ce qu’Ashton supposait en sentant des vibrations sous lui _ il releva la tête, se trouvant à nouveau nez à nez avec l’autre homme.

– C’est la première fois que je dors comme ça avec quelqu’un. Tu es encore mieux que les grandes peluches qu’on fabrique au Pôle Nord !

Son sourire était éclatant, comme à chaque fois, et fit rater un battement au cœur d’Ashton.

– On peut rester un peu comme ça ? demanda doucement Flèche. J’ai pas trop envie de me lever tout de suite. Et en plus, je suis bien là.

Il eut pour seule réponse un hochement de tête qui s’était posé sur son épaule. Oui, ils allaient rester comme ça un petit moment. Ou plus. Ils verraient ça plus tard.

 

Cinquième jour

 

La veille, Ashton et Flèche avaient mis près de deux heures avant de se lever et de prendre la route. Ils étaient donc désormais en retard et avaient dû énormément rouler dès le lever du soleil. Leur voyage était toujours ponctué des monologues du lutin qui s’ancraient de plus en plus dans le cœur d’Ashton. Il commençait à réellement croire en son histoire. Après tout, n’était-il pas apparu comme par hasard en plein milieu d’un lieu assez improbable ? Puis personne ne pouvait inventer autant d’histoires sur le Père Noël, son épouse, les lutins, les rennes voire même la fabrication des jouets ! Alors oui, maintenant, pour Ashton, Flèche était vraiment, ou plutôt à quatre-vingt-quinze pourcents, un être de Noël. Il était même son esprit de Noël, celui qu’il n’avait jamais eu depuis sa naissance et qui l’avait toujours empêché de vivre Noël comme tout le monde.

Il le laissa donc parler pendant toute la journée, lui répondant quand il le pouvait. Les rires résonnaient dans la cabine et le soleil semblait briller de plus en plus fort autour des deux jeunes gens. Ils s’arrêtèrent très peu, uniquement pour manger quelques choses et se dégourdir les jambes. Pendant ces moments là, Flèche aimait poser des questions sur la vie d’Ashton, ses goûts, sa famille … Il disait vouloir tout savoir à son propos afin de pouvoir vanter sa gentillesse auprès du Père Noël. Le routier retint avec mal, et avec étonnement, un petit rire jaune lorsque le lutin lui avait dit cela. Après tout, il ne pouvait pas être jaloux du Père Noël, n’est-ce pas ?

Puisqu’ils avaient beaucoup roulé aujourd’hui, Ashton annonça qu’ils s’arrêteraient tôt pour la nuit afin de pouvoir prendre le temps de manger un vrai repas et prendre une vraie douche. Peut-être iraient-ils dans un motel pour une fois. Après tout, le siège conducteur et la couchette n’étaient pas des plus confortables.

Il réserva donc une chambre avec deux lits simples dans le premier motel qu’ils croisèrent avant de partir manger dans le restaurant attenant. Ils passèrent un agréable moment, tout en tranquillité vu qu’ils n’avaient pas à se presser pour reprendre la route. L’ambiance était douce. Peu de monde les entourait et c’était tant mieux.

Après avoir mangé comme quatre, ils montèrent dans la chambre afin de prendre une longue nuit de repos. Ashton partit en premier dans la salle de bain. Il prit un petit moment pour se laver, profitant de l’eau chaude en essayant de ne pas penser à la présence de l’autre homme de l’autre côté de la porte. Cette nuit, ils allaient dormir seuls. Chacun dans leur lit. Après la nuit dernière, Ashton se sentait-il capable de retrouver la froideur de ses draps alors qu’il avait goûté la chaleur des bras de Flèche ? Il se sentait honteux. Il avait l’impression d’avoir « abusé » de l’autre homme qui était simplement venu se réfugier dans son lit parce qu’il n’était pas rassuré. Et lui, pendant ce temps, avait des pensées totalement opposées et beaucoup moins innocentes que celles du lutin. Il se sentait horrible.

La peau de ses doigts se fripant sous l’effet de l’eau, Ashton décida enfin de sortir de la douche et de se sécher. Il enfila des affaires pour dormir avant de sortir de la chambre. Il alla rapidement sous la couette de son lit, marmonnant au passage à Flèche qu’il pouvait aller dans la salle de bain. Il ferma fort les yeux, essayant d’empêcher son esprit de penser à ce qu’il se passait désormais dans la pièce voisine.

Très rapidement le loquet de la porte de la salle de bain se déverrouilla et la poignée s’abaissa, laissant passer un Flèche aux cheveux mouillés et vêtu uniquement de son sous-vêtement. La logique aurait voulu qu’au vu de la fraicheur de la pièce, ce dernier aille rapidement se réchauffer dans les couvertures de son propre lit. Cependant, il resta debout au centre de la pièce.

Il semblait réfléchir à quelque chose. Ashton voulut lui demander vers quoi se tournaient ses pensées lorsque le lutin finit par s’approcher du lit. Mais pas son propre lit. Non. Il se dirigea vers le lit du routier et se glissa sous la couverture, se collant contre l’autre garçon. Sans un mot, il tendit un bras pour éteindre la lumière avant de poser sa tête sur son épaule. Dire qu’Ashton était surpris serait un euphémisme. Il était sous le choc. Il comprenait à peine ce qu’il se passait. Pourtant, à son tour il ne dit aucun mot. Après tout, c’était ce qu’il avait souhaité lui aussi au fond de lui.

 

Retour au présent

 

Ces derniers jours, trop courts, avaient suffi pour qu’Ashton s’attache à Flèche. Pouvait-il parler d’amour ? Il ne le pensait pas bien que tout cela ressemblait à s’y méprendre à un coup de foudre. Mais voilà, Flèche avait une mission et rien n’était plus important que son retour auprès du Père Noël.

Oui. Ashton avait choisi de le croire. Il voulait vraiment croire qu’il était un lutin en mission pour le Père Noël. Peut-être était-ce une manière d’accepter que le voyage se termine.

Il leur fallut cependant une bonne demie heure avant d’arriver face à un énorme building dont l’enseigne « Noël Corp » brillait de mille feu en son sommet. Pas de doute. Ils étaient arrivés à destination.

Le camion se gara dans un coin de l’immense parking qui entourait le bâtiment. Il était probablement l’heure de se dire au revoir.

– Viens ! Je t’ai promis que tu rencontrerais le Père Noël ! Alors allons le voir!

Sans plus attendre, Flèche descendit du camion, très vite suivi par Ashton qui ne croyait pas en sa chance. Il avait oublié le point de départ de leur voyage et était bien heureux que le lutin s’en souvienne. Il allait pouvoir rester avec lui encore un moment.

Ils entrèrent dans l’immeuble, traversant l’immense hall d’entrée. Ashton suivait simplement Flèche. Il savait où il allait et c’était bien suffisant pour qu’il lui fasse confiance. Très vite ils arrivèrent devant un ascenseur dans lequel ils montèrent pour aller au dernier étage. Pendant la montée, Ashton ne pouvait s’empêcher d’observer Flèche. Il voulait ancrer le plus possible son visage dans son esprit. Le graver afin qu’il reste un souvenir indélébile le plus longtemps possible et ne finisse pas par s’estomper au fil des ans voire des secondes.

Un petit bruit annonça aux deux hommes qu’ils étaient arrivés à destination. Ils sortirent de la cabine et ne firent pas plus de trois pas avant que Flèche ne se fasse percuter par une forme indistincte et tombe au sol.

– Harry ! Tu es vivant ! Que s’est-il passé?

Ne comprenant pas ce qu’il se passait, Ashton s’était figé, ne pouvant que regarder les deux personnes au sol. Le nouvel arrivant était un homme d’une trentaine d’années. Il ressemblait énormément à Flèche, qu’il venait d’ailleurs d’appeler Harry.

– Bonjour, je suis Benjamin Mass. Je suis le frère d’Harry ! Merci de nous l’avoir ramené entier ! Il nous avait dit devoir aller à une œuvre de charité il y a une semaine mais il a disparu sans laisser de nouvelles. Nous avions peur qu’un grave accident ne soit arrivé.

La nouvelle fit l’effet d’une douche froide. Tout n’avait été que mensonge. En réalité, tout était faux. Ce voyage n’avait rien de vrai et il le découvrait maintenant que son cœur avait sombré. Il adressa un simple mouvement de tête avant de rappeler l’ascenseur pour s’y engouffrer. Il avait envie de pleurer. Les portes commencèrent à se refermer quand une main les obligea à se rouvrir. Flèche, ou plutôt Harry, entra dans la cabine à son tour, en silence. Lorsque l’ascenseur commença à descendre, Ashton brisa le silence.

– Pourquoi m’avoir menti ? Tu as trouvé ça drôle de te jouer de moi ?

– Ce n’est pas vrai, commença Harry. Je ne t’ai pas menti.

– Vraiment ? Alors, dis-moi, Flèche, ou plutôt devrais-je dire Harry. A quoi est-ce que je viens d’assister ? De quelle œuvre de charité parle-t-il ? Quel accident ? En traineau ou plutôt en voiture de luxe ?

– C’est compliqué.

– Bien sûr. C’est tellement simple à dire ! Et dire que j’ai fait l’erreur de m’attacher à toi ! De laisser même mon cœur flancher complètement pour ce que tu es ! Je me suis fait complètement avoir ! Et ces deux nuits où tu as dormi avec moi ? C’était pour quoi ? Pour voir si ton sexappeal était efficace ? Pour voir à quel point tu pouvais ensuite me mettre plus bas que terre ? … Tu sais quoi ? Oublie moi complètement.

Il sortit brusquement de l’ascenseur, la gorge nouée. Il se retenait de pleurer. Lui qui n’avait pas pleuré depuis qu’il était enfant. Il n’avait jamais laissé personne s’incruster assez en lui pour lui faire autant mal. Jusqu’à présent. Et il s’en voulait.

Ashton s’en voulut encore plus lorsqu’il découvrit qu’il était sorti de l’ascenseur avant que celui-ci n’arrive au rez-de-chaussée. Il avait donc parcouru des couloirs inconnus pour rien. Il rebroussa chemin et rappela l’ascenseur. Il baissa la tête, dépité. Il ne manquait plus que ça. Harry devait bien rire face à son idiotie.  Il avait réussi son coup jusqu’au bout. Bravo pour lui !

L’ascenseur arriva finalement mais il ne put jamais y monter. A l’intérieur se trouvait Harry qui le poussa loin de la cabine, l’attrapa par la main et le mena de l’autre côté du couloir sans lui adresser un seul regard. Ils finirent par arriver devant un autre ascenseur.

– Maintenant, écoute moi et ne dis rien jusqu’à la fin d’accord ?

Ashton acquiesça d’un mouvement de tête, n’osant pas ouvrir la bouche de peur de se mettre à hurler ou à pleurer.

– Effectivement, je m’appelle Harry Mass. La Noël Corp est une entreprise qui a été créée par deux hommes il y a plusieurs années. Henry Mass, mon arrière-arrière-arrière-grand-père, et Georges Crice, son meilleur ami. C’est une multinationale d’import-export qui a réussi à s’exporter dans plusieurs grandes villes du monde. Elle a été nommée la Noël Corp parce que l’association des noms de famille des deux créateurs donnait Christmas et pour une deuxième raison qui ne m’a été révélée qu’il y a plusieurs années. Georges Crice est le pseudonyme de Nicolas Noël, plus connu sous le nom de Père Noël. Il lui fallait trouver un moyen de pouvoir surveiller les enfants à travers le monde. Il a donc convaincu Henry Mass, le lutin en chef du Pôle Nord, son meilleur ami, de créer une entreprise dans le monde humain afin de pouvoir y incorporer un passage entre la ville et le Pôle Nord. C’est ainsi qu’est née la Noël Corp. Cependant, il leur fallait une bonne couverture. Ils ont donc décidé d’en faire une entreprise d’import-export et de cacher leur véritable identité. Ainsi aux yeux de tous, les directeurs Georges Crice et Henry Mass sont de vieux amis aux grandes ambitions. Depuis, Henry Mass est décédé. Mais il a légué son statut de Lutin en Chef à l’un de ses fils. Les autres n’ont jamais été au courant de la vérité. Et c’est ainsi pour chaque génération. Une seule personne apprend la vérité sur l’entreprise. C’est pour ça que mon frère ne sait rien. Le Père Noël m’a choisi. J’ai dû devenir Flèche, lutin du Père Noël, même si aux yeux des gens ici je reste Harry Mass. Mais au fond, je suis telle que j’ai été lors de ce voyage. Je n’ai pas l’habitude de l’extérieur, j’aime le chocolat, j’adore le Pôle Nord et les gens qui s’y trouvent, je ne pourrais jamais vivre sans Noël et désormais je ne peux pas vivre non plus sans toi !

Ashton, qui avait écouté le discours d’Harry sans savoir quoi en penser, sursauta à la dernière phrase, dardant son regard dans celui qui affirmait encore et toujours être un lutin.

– Tu peux penser que je suis fou, que j’ai peut-être réellement eu un accident qui me ferait délirer. Ce serait normal après tout. Si ça se trouve, c’est réellement le cas. Mais alors pourquoi est-ce que je serais persuadé que depuis que je suis né, je n’ai jamais rien ressenti de tel pour quelqu’un. Mon cerveau est peut-être détraqué comme tu sembles le croire, mais mon cœur lui, ne peut pas l’être ! Quoi que pense l’esprit, le cœur, lui, détient la vérité, n’est-ce pas ? Alors si mon cœur crie qu’il est tombé amoureux de toi, que cela signifie-t-il à ton avis ?

Ils restèrent face à face, sans rien dire. Harry attendait une réponse qu’Ashton semblait hésiter à donner. Son cerveau bouillonnait. Il savait ce que l’autre voulait entendre, mais il avait peur de se fourvoyer. Pourtant, il devait sauter le pas.

– Cela voudrait dire que tu m’aimes réellement, finit-il par répondre.

– Et il n’y a rien de plus vrai au monde.

Ashton ne put se retenir et se jeta sur les lèvres de l’autre homme qui répondit directement à son baiser. C’était maladroit mais tout aussi innocent et doux que cette semaine ensemble l’avait été. Il sentit le lutin sourire contre ses lèvres avant de l’entourer de ses bras, coupant court au baiser pour plonger son visage dans son cou.

– Est-ce que tu me fais confiance ? Demanda Flèche.

– Je crois … j’ai vraiment envie de te faire confiance.

– Alors suis-moi, d’accord ?

Il l’attira à sa suite dans l’ascenseur dont la porte était restée ouverte. Le plaquant contre une des parois, il l’embrassa à nouveau avant de tendre la main en arrière non pas pour appuyer sur le bouton d’un quelconque étage mais pour attraper une petite manivelle qu’Ashton n’avait pas eu le temps de remarquer. Il le vit la tourner, faisant apparaître une petite trappe que l’autre homme ouvrit, laissant entrevoir un bouton rouge.

– Accroche toi Ashton, nous partons pour un nouveau voyage … ensemble.

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Une réflexion sur “[One Shot] A trip to Christmas (Noël 2017)

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